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Reconversion : une tendance en faveur des métiers du bien être et des métiers manuels

Aujourd’hui, le taux de reconversion augmente (selon une étude du groupe AEF en 2019, 93% des actifs ont déjà songé à faire une reconversion professionnelle, 38% des actifs sont reconvertis ou en pleine reconversion. En parallèle le nombre de création d’entreprise ne cesse de croître avec 691 000 entreprises créées en 2018 soit +17%[1]. Lassés du salariat ou ne se satisfaisant plus de carrières convenues, de plus en plus de gens s’autorisent à se questionner vraiment pour trouver un métier qui fasse sens et leur permette un meilleur équilibre vie pro vie perso.

J’observe parmi les personnes que j’accompagne, que les métiers du bien être et de l’accompagnement et les métiers manuels ont le vent en poupe.


Un rejet du salariat et de son mode de travail

Parmi les raisons profondes, les plus fréquemment citées de faire le grand pas pour quitter le salariat, nous retrouvons :

  • La charge mentale élevée : le salarié se trouve face à un monde complexe où de plus en plus de données sont disponibles et doivent être traitées. On en fait jamais assez pour éviter les risques. Tout doit se justifier et c’est la pluie de présentations de dossiers et de graphiques en tout genre. La pression est de plus en plus forte.

  • L’accélération des rythmes : 2 exemples :

- Une innovation, aussitôt lancée, est déjà copiée et en parfois à moindre prix ! Cela crée une course incessante à la modification de l’offre.

- Un mail est envoyé en un quart de seconde. En conséquence, il y a une attente implicite que la réponse soit apportée dans le même temps.


  • La Complexification des processus et des organigrammes dans les entreprises : cela provoque une perte de sens, car chacun se noie dans les méandres des étapes de validation et le découpage des responsabilités. Les salariés ne savent plus à quoi ils participent. Le travail devient abstrait. Ils ne voient plus l’aboutissement de leur travail. De plus, les salariés sont amenés à passer plus de temps à du reporting, de l’analyse de résultat, qu’au travail initial lui même. Cela enlève du « concret » et du « plaisir de faire ».

  • La créativité est bafouée : il n’y a aucune place pour l’intuition, la spontanéité, le jeu, la culture. Dans une volonté excessive de maîtrise des risques et de recherche de productivité, tout est inscrit dans des procédures, comptabilisé et analysé. Il n’y a plus de droit à l’erreur… comme si un peintre devait du premier coup créer la Joconde ! avoir la bonne idée tout de suite (le temps c’est de l’argent), s’assurer que ça plaira au plus grand nombre (créer des débouchés), rendre le processus d’innovation reproductible (Pour pouvoir créer des « Joconde » bis tout aussi rentables !)

Face à ces aberrations, un certain nombre de salariés s’interrogent sur la suite de leur carrière et font un bilan de compétences. La première demande est la recherche de sens et l’utilité.


Une recherche d’un métier concret et porteur de sens


D’après l’étude du groupe AEF [2], ce que souhaite les actifs, c’est avoir une activité plus en phase avec ses valeurs ou sa passion (64 %), Gagner en liberté et en équilibre vie pro/vie perso (53 %)

C’est pourquoi les métiers du bien–être et de l’accompagnement, ainsi que les métiers manuels font partie des souhaits de reconversion fréquents.

Retrouver le toucher, la sensation de faire avec ses mains, le parler vrai, les relations simples et authentiques.

Fondamentalement, ce que recherchent les personnes en reconversion aujourd’hui, c’est :

  • Le retour au « faire », à la simplicité plutôt qu’à des processus complexes.

  • Le retour au cœur du métier plutôt qu’à des reportings et des graphiques de suivi.

  • Le retour à la matière ou une réalité de vie plutôt qu’à l’abstraction.

  • Le retour à des processus courts en prise directe avec le client plutôt que d’être un maillon de la chaine.

  • Le retour à l’épanouissement personnel plutôt qu’à la recherche de gain et de statut social.

  • Le retour à la création plutôt qu’à l’exécution parcellaire d’une tâche dans un processus.

  • Le retour à la relation authentique plutôt qu’aux jeux de pouvoir.


Ce qui est important ensuite pour eux, c’est d’aller vers un métier en phase avec eux-mêmes, leurs talents et leurs passions. Souvent les qualités premières ou les capacités créatives ont été reléguées au second plan. Il est temps de les réactiver, et de se faire confiance.




Dans les métiers du bien être ou de l’accompagnement (énergétique, massages, thérapies, coaching…), voici ce que les personnes recherchent :

  • Une dimension humaine et relationnelle forte

  • Une sensation d’être utile en apportant plus de profondeur

  • Une sensation d’être dans le vrai et l’authenticité

  • Une plus grande place à la sensibilité

  • Un retour vers des valeurs humanistes (soigner le monde, rééquilibrage)

  • Un travail dans le calme et de façon posée


Dans les métiers manuels (ébénisterie, maisons en bois, couture…), ce qui fait sens, c’est de :

  • Laisser une place à la créativité

  • Faire avec ses mains

  • Réaliser des objets par soi même

  • Revenir à un travail concret dans une petite structure

  • Obtenir un résultat tangible et visible

  • Répondre à un besoin précis d’un client

  • Développer des relations de confiance avec quelques partenaires

C’est un peu un retour aux sources, un besoin vital de se réaliser de façon simple et de redevenir soi-même. Cependant, ce type de reconversion demande beaucoup de persévérance, de courage et d’humilité. Il nécessite des formations et de prévoir une transition qui soit économiquement viable. Il faut compter entre 3 et 5 ans pour vivre d’une activité issue d’un nouveau domaine. Imaginer une activité parallèle apportant un revenu complémentaire est parfois aussi une solution.


Se reconvertir n’est pas utopique, mais ne se réalise pas d’un coup de baguette magique. Le principe de réalité s’impose. Se faire accompagner dans son projet professionnel ou en bilan de compétences puis intégrer des réseaux permet de ne pas se retrouver seul et fiabiliser sa démarche. Il y a beaucoup de concurrence sur ces marchés. Mais cela correspond aussi à une tendance sociétale de revenir à des démarches plus humanistes et à consommer des produits plus authentiques. L’important est de trouver un positionnement cohérent entre sa personnalité, ses envies, le potentiel marché.



Clotilde GIRARD

Bilan de compétences Coaching sur le projet professionnel Accompagnement à l’entrepreneuriat

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[1] Source : Wydden – 10 septembre 2019 [2] Source : étude « Les Français et la reconversion professionnelle » groupe AEF en 2019 auprès de 2 083 Français, âgés de 18 à 64 ans, cadres et non cadres issus de secteurs d’activité divers.

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